L’art de l’embaumement date de l’Antiquité…
Les Egyptiens pensaient que le cycle de vie se poursuivait
après la mort et l’âme devait retourner au corps.
Le rôle de l’embaumeur était de donner au corps un état qui lui permette de bien accueillir l’âme à son retour.
L’embaumement était aussi pratiqué par d’autres peuples de l’Antiquité :
- Les Juifs enveloppaient les corps dans des draps imbibés d’huiles et d’épices.
- Les Romains lavaient les corps à l’eau chaude, parfois dans l’huile.
- Ces procédés avaient pour but de ranimer les corps au cas où la vie n’aurait pas totalement disparu.
Au Moyen Age, cet art connaît une très longue
éclipse consécutive aux conquêtes ou seuls les personnages royaux avaient droit à quelques préparations.
Aux alentours de 1628, la découverte et la description de la circulation sanguine et du système artériel permettent
de faire avancer cette pratique ancestrale qui deviendra une science exacte.
Les balbutiements de l’embaumement artériel incitèrent de nombreux scientifiques à rechercher d’autres méthodes
améliorant l’aspect du corps.
Cependant il faudra attendre 1840,
pour voir apparaître le premier procédé scientifique, technique simple d’injection intra-artérielle,
antiseptique et conservatrice, mis au point par Gannal.
Nous devons donc à ce scientifique, la pratique moderne de conservation des corps.